Espagne : près d’un demi-million d’expulsions, le produit d’une loi franquiste
par Fátima Martín , Jérôme Duval
Entre 2008 et le second trimestre 2015, l’Espagne a connu 416.332 ordres d’expulsion de logements. |1| Les expulsions sont une des conséquences de la crise, mais la loi qui les autorise est bien antérieure. Il s’agit de la « loi hypothécaire » imposée par décret sous la dictature de Franco en 1946, et qui demeure en vigueur.
La « métaphysique » des expulsions
L’Association hypothécaire espagnole (AHE) elle-même, qui rassemble les groupes financiers les plus actifs sur le marché espagnol des prêts hypothécaires, rappelle sur son site Internet que cette loi est la refonte d’un décret du 8 février 1946. Dans son guide « en caso de impago » (en cas de non-paiement) qui vise à rassurer les créanciers, il est fait état que : « si un emprunteur ne paie pas un crédit - qu’il soit personnel ou hypothécaire - il devra répondre avec tous ses biens, non seulement ceux qu’il possède présentement mais également ceux qu’il pourrait acquérir dans le futur, jusqu’à l’apurement complet de la dette ».


En un sorprendente pacto en el último minuto el dilema “Mas o marzo” que ha dominado el debate político catalán de los últimos meses ha sido evitado. No habrá nuevas elecciones autonómicas en marzo y el presidente de la Generalitat no será Artur Mas, sino Carles Puigdemont. En Catalunya se inicia un rumbo teóricamente claro en su objetivo principal, pero en la práctica lleno de contradicciones y un nuevo pulso entre el movimiento soberanista catalán y el Estado español; este último, después de las elecciones del 20D, no tiene gobierno ni una orientación política clara, pero sus fuerzas mayoritarias son firmemente contrarias a reconocer el derecho a decidir de Catalunya.
After the Portuguese general election last October it seemed unlikely that the actual outcome could have made such a long run. The Socialist Party, led by Antonio Costa, had to choose between its utter surrender to the center-right or a shift to the left, pressured by the relative majority of the right-wing coalition that governed in Portugal during the troika years on the one side, and a rising left on the other.
Auteur notamment de L’impossible capitalisme vert et de plusieurs articles pour Contretemps-web, Daniel Tanuro revient ici sur l’après-COP21, notamment sur l’illusion des « technologies à émissions négatives », et défend l’urgence de solutions écosocialistes à la crise climatique.
Two recent events — the second-round victory on November 22 of right-wing candidate Mauricio Macri in Argentina’s presidential election, and the December 6 victory of the right-wing Democratic Unity Roundtable, |1| winning two thirds of the seats in Venezuela’s National Assembly elections — have radically altered the political map in South America. In the following interview, Argentine Marxist Claudio Katz discusses what these setbacks for the left mean for the progressive “process of change” that has unfolded on the continent over the last 10-15 years. My translation from the Spanish.
DONALD TRUMP’S CALL to ban Muslims from entering the United States set off a political and media firestorm that’s raging as we go to press. But Trump’s latest outrage essentially lit the match to underbrush that was ready to be ignited. Trump himself is not so important — a vicious demagogue, but not a mass organizer or leader. What matters, following the carnage of the “Islamic State” attack in Paris and the San Bernardino mass shooting, is the climate in which the priority target of opportunity for racist reactionaries has become Muslim refugees, immigrants, communities and mosques.
La memoria historica interpela a los crimenes del fraquismo pero tambien a los del estalinismo y sus complices en el estado español. Muchos de los mitos de la resistencia republicana fueron fanaticos que aceptaron las ordenes de Moscu sin rechistar, y mas de uno, convencidos de que lo hacian por el bien de la revolucion.
Se acerca el final de la campaña electoral. Mítines llenos, los partidos del régimen nerviosos y Podemos, En Marea en Galiza, Compromís-Podem en el País Valencià y En Comú Podem en Catalunya aumentando sus expectativas, generando una sensación de remontada a la que el PSOE es incapaz de responder. Todo está abierto.
Il y deux forces qui sortent gagnantes de la session électorale, une autre est en sursis, une quatrième a été laminée.
Pas une seule région pour le Front national – qui pourtant engrange le meilleur score de son histoire. Une victoire de la droite – plus faible qu’espérée. Un parti socialiste en retrait – qui sauve de justesse la face. Une « gauche de la gauche » marginalisée ou subordonnée, inaudible. Voilà en quelques mots les résultats de ces élections régionales de décembre 2015.
On ne peut se voiler la face : ces élections régionales sont catastrophiques, dans la mesure où elles constituent un succès non seulement pour le FN et pour la politique antisociale du gouvernement qui le nourrit, mais aussi un véritable désastre pour les classes populaires et les partis qui sont censés les représenter.
La COP21 a, comme prévu, débouché sur un accord. Celui-ci entrera en vigueur à partir de 2020 s’il est ratifié par 55 des pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et que ces 55 pays totalisent au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Au vu des positions prises à Paris, cette double condition ne devrait pas soulever de difficulté (mais la non-ratification de Kyoto par les Etats-Unis montre que des surprises sont toujours possibles…).
La campaña electoral del 20D ha traído de nuevo la alargada sombra del gran ausente de la política catalana: el referéndum vinculante. Aún negado por el Estado y sustituido por las fuerzas independentistas por unas elecciones reconvertidas en plebiscitarias, la ausente presencia y la presencia ausente del referéndum se deja notar cada vez más.
Le Parlement a voté à la quasi unanimité la prolongation de trois mois de l’état d’urgence. Tous les députés du Front de gauche – tous au PCF (sauf les deux d’Ensemble) –, ont donc voté avec le PS, la droite et le Front National une remise en cause des libertés fondamentales. Il n’y a eu que six votes contre (trois écologistes et trois PS). André Chassaigne, pour le PCF, a quand même expliqué « qu’il fallait un équilibre entre le maintien de la sécurité et le respect des libertés publiques ». Mais, comme le gouvernement avait accepté un contrôle parlementaire, plus de problème pour voter une loi dont le ministre de l’Intérieur reconnaissait plus tard à la télé qu’elle pourrait être encore prolongée…
Socialist thought is re-emerging at the forefront of the movement for global ecological and social change. In the face of the planetary emergency, theorists have unearthed a powerful ecological critique of capitalism at the foundations of Marx’s materialist conception of history. This has led to a more comprehensive conception of socialism rooted in Marx’s analysis of the rift in “the universal metabolism of nature” and his vision of sustainable human development. This work resonates with other approaches for understanding and advancing a Great Transition. Such a social and ecological transformation will require a two-step strategy. First, we must mount struggles for radical reforms in the present that challenge the destructive logic of capital. Second, we must build the broad movement to carry out the long revolutionary transition essential for humanity’s continued development and survival.