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La manif du 2 mars

On a bien fait d’y aller. Et on n’était pas les seuls. On avait l’impression d’être un million. La télé a dit plutôt 500 000. Ce qui n’est déjà pas si mal. C’est le quart de la population totale de Lisbonne.

Mais je suis persuadé que nous étions à peu près le double.

D’abord parce qu’ils ne savent pas compter ces grands nombres. Ensuite, parce que même s’ils savaient, ils ne tiendraient pas à ce que ça se sache. Enfin parce que c’est la télé qui l’a dit.

La télé ne dit jamais la vérité, c’est comme une barrière physique, un verrou de fabrication. La vérité est interdite à la télé et quand nous l’aurons tous compris, nous pourrons enfin nous informer.

Ça, c’est ce que je sais. Et puis il y a ce que j’ai vu. Oh, j’ai déjà vu autant de monde dans les rues d’une ville, c’était au Brésil, au Carnaval à Rio et à Salvador.

Mais personne là-bas n’oserait prétendre qu’il n’y a qu’un demi million de folhões !

Et j’ai vu aussi le regard des gens. Ce regard qui déborde de fierté, et de la conscience que le peuple est puissant s’il le décide.

La conscience de participer à quelque chose de plus grand que soi, quelque chose d’extraordinaire et d’historique.

Ce regard que l’on ne rencontre pas dans toutes ces manifs syndicales qui rassemblent pourtant 100 000 personnes, ce qui est énorme pour ce petit pays.

Mais de toute façon, même si nous n’étions que 500 000, ça fait quand même plaisir et ça redonne du coeur à tous gens qui commençaient à désespérer.

Même si on se base sur les chiffres minimisés de la télé, on arrive à un total de plus d’un million et demi de personnes.

Oui parce que dans toutes les villes du Portugal, les gens manifestaient, hier. Et, par exemple, à Porto, la télé parle de 400 000 personnes.

Nous étions bien plus nombreux dans la rue que ceux qui ont voté pour ce gouvernement.

Manif nationale, donc, appelée par le mouvement « Que se lixe a troïka » (Que la troïka aille se faire foutre) auquel se sont joints tous les autres mouvements, partis et organisations.

 La grande centrale syndicale CGTP et même, je crois, toute l’intersyndicale, mais nous n’avons pas vu leurs grands cortèges traditionnels.

Soit qu’ils ne s’étaient pas constitués, soit qu’ils aient été absorbés par la masse de cette population en marche.

C’était magnifique.

Nous sommes allés sur la place du Marquês de Pombal, où était prévue la concentration de départ. Nous y sommes arrivés par l’avenida da Liberdade qui est la grande artère que la manif descend ensuite.

Je n’avais jamais vu ça mais elle était déjà pleine, noire de monde. Du monde qui montait au rassemblement et formait déjà une énorme manif, ou plutôt une foule immense comme au carnaval car il n’y avait ni pancartes, ni banderoles.

En faisant le tour de la place, on a pu constater que c’était la même chose pour les autres rues et avenues arrivant sur le Marquês.

Ensuite par contre, il y en avait. Et de toute sorte. Du drapeau portugais aux inscriptions les plus surréalistes, en passant par les insultes aux ministres et les appels à la révolution.

 Nombreux étaient ceux qui arboraient un œillet rouge, en référence à la révolution des œillets d’avril 1974. Il y avait même des effigies des capitaines d’avril, des gars déguisés en capitaine, avec une mitraillette en carton, etc.

Le lapin à toutes les sauces, car le premier ministre s’appelle Coelho (lapin en portugais) et quelques autres animaux, comme un cheval avec des oreilles de lapin.

Oui, nous, on le met dans le bœuf, eux, c’est dans le lapin. Il y avait, devant un distribanque, un gars en costard et masque de cochon (très réaliste) et tenant un cigare gros comme un barreau de trône.

Tout le monde le prenait en photo. C’est comme ce gars, qui est venu un peu avec nous, sous la banderole du MSE (Movimento Sem Emprego = Mouvement des Sans Emploi).

Celui-là avait un masque à gaz, avec le filtre au bout du tube cannelé, on se croyait dans les tranchées de la guerre de 14, ou à Malville en 77.

Toutes sortes de pancartes. Absolument toutes ! Je me souviens de la plus surréaliste : de + da = daaa. Je pensais ne pas comprendre par manque de lusitanité.

Mais quand Dine l’a montrée à Ana, on a compris, à son éclat de rire, que ça n’avait strictement aucun sens. Et le soir on l’a vue à la télé, preuve que ça a même interpellé le cameraman.

D’innombrables pancartes individuelles, de toutes les couleurs, pour la plupart dénonçant le gouvernement ou se plaignant individuellement.

Mais aussi, nombre de phrases positives du style « Chega de desepero, agora é a luta ! » (fini le désespoir, l’heure est à la lutte).

De même, les banderoles se partageaient entre l’humanisme et le politique. « Eu tive um sonho : ser feliz no Portugal » (J’ai fait un rêve, d’être heureux au Portugal), en référence certainement à Martin luther King Junior.

« O povo ! Unido ! Jamais sera vencido ! »

« Assassinio não é so tirar a vida » (le meurtre, c’est pas seulement ôter la vie)

« Matar a alma é almacidio » (âmicide au lieu d’homicide)

« Exigimos trabalho e dignidade » (nous exigeons du travail et de la dignité)

Et puis certaines lueurs de conscience fulgurante comme :

« A minha dor é uma arma ! » (ma douleur est une arme).

La marche a été bien sûr ponctuée de toutes sortes de slogans, du style :

Esta na hora ! Esta na hora ! Do governo ir-se embora !

(C’est le moment ! C’est le moment ! De changer de gouvernement !)

Essa divida ! Não é nossa ! (cette dette n’est pas la notre) (chanté ad libitum)

Quem deve aqui dinheiro ! E o banqueiro ! (Celui qui doit de l’argent, c’est le banquier !)

Fora ! Fora ! Fora jà daqui ! A fome, a miseria e o FMI !

(Dehors ! Dehors ! Dehors et tout de suite ! La faim, la misère et le FMI)

Un qui faisait un franc et interminable succès :

Deixa passar ! Deixa passar ! Estou na rua para o governo derrubar !

(Laissez passer ! Laissez passer ! Je suis dans la rue pour faire tomber le gouvernement)

J’ai d’ailleurs essayé de modifier un peu :

Tem que ficar para o governo derubar (il faut rester pour faire tomber le Gvt)

Ou mieux encore, sur une iniciative de ma Dine :

Deixa passar ! Deixa passar ! Estou na rua para o sistema derrubar !

Mais faut reconnaître que ça n’a pas été tellement repris. Il y a encore une bonne dose de suivisme et de routinisme, même chez ceux qui ont la réputation d’être la gauche extrême !!

On a quand même réussi à lancer 2 ou 3 fois le fameux :

« Espanha, Grécia, Irlanda Portugal ! A nossa luta é internacional ! »

mais ce n’était pas ce qui plaisait le plus et je n’ai même pas tenté ma version :

« Palestina, Irlanda Portugal ! A nossa luta é internacional ! »

Un truc vraiment très bien et en plus lancé par un gosse à côté de nous avec son mini mégafone :

« A prisão parà canalha, o poder para quem trabalha ! » (la prison pour la canaille, le pouvoir pour qui travaille !).

Ce gamin, qui devait avoir entre 12 et 14 ans, n’a pas arrêté de toute la manif. En tout cas, nous l’avons vu et entendu pendant plus de trois heures.

Mais ce qui a été présent tout le long et même sonorisé sur le « palco » c’est cette chanson de Zeca Afonso, Grândola, Vila Morena,

qui a été émise à la radio le matin du 25 avril 74 pour signaler le départ de l’insurrection et qui, depuis, symbolise pour tous les habitants de ce pays, l

a Révolution des œillets. D’ailleurs, je vous laisse l’écouter, sur ce lien.

La bise révolutionnaire à tous

Chris

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